Le grand cauchemar.

"C'est là, loin du consensus réactionnaire de l'impératif de visibilité, qu'a pu s'épanouir parfois ce que les années 1980 ont produit de plus audacieux dans le domaine culturel. C'est le cas du roman policier, à l'abri duquel une poignée de gauchiste et de situationnistes tentent de rester fidèles à ce qui les porta, de Patrick Raynal à Didier Daeninckx et Jean-Patrick Manchette, pour la seule Série Noire. L'histoire, pour eux, est d'abord un processus d'enquête, une énigme à explorer, un problème en soi, un peu comme elle l'est dans le cinéma de Godard. Chez ces auteurs, dont les intrigues plongent souvent dans la réalité sociopolitique la plus crue du moment (plus que ne le fait alors toute la littérature généraliste), l'histoire est l'occasion d'un doute radical et d'une révision de beaucoup de récits officiels imposés par l'époque."
Service minimum, mais on ne peut quand même pas juger de l'intérêt d'un tel essai à la place qu'il réserve à la littérature policière. Non ?
D'autant que Raynal est cité en préambule du premier chapitre: "En dehors de la piquouse, du terrorisme et du fromage de chèvre, l'avenir paraissait bloqué..." (Né de fils inconnu)
D'autant que François Cusset, dans les années 80, écoutait Joy Division.
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